Histoire
La construction de la cathédrale gothique débute en 1278, sur le site d’un édifice plus ancien. Le chantier avance par étapes sur plusieurs décennies, interrompu à intervalles réguliers faute de financement — un rythme commun aux grandes cathédrales médiévales. En 1568, en pleine guerre de Religion, les protestants qui tiennent la ville font sauter une grande partie de l’édifice, ne laissant debout qu’une partie du chœur. Il faudra attendre l’arrivée sur le trône d’Henri IV — ancien chef protestant converti au catholicisme pour accéder à la couronne — pour que la reconstruction reprenne dès 1601, un geste hautement symbolique de réconciliation nationale. Le chantier se poursuit sur deux siècles, jusqu’à l’achèvement des flèches néogothiques au XIXe siècle, portant l’édifice à 114 mètres.
Ce qui est remarquable
La façade, largement néogothique, contraste avec le plan intérieur plus ancien — un décalage stylistique qui trahit les six siècles de chantier. À l’intérieur, les vitraux du chœur, posés au XIXe siècle, déroulent en une dizaine de médaillons l’épopée de Jeanne d’Arc à Orléans, de son arrivée jusqu’à la levée du siège. Le meilleur point de vue sur les tours et la flèche centrale reste depuis les quais de Loire, où la cathédrale domine toute la silhouette de la ville.
Anecdote
C’est dans cette cathédrale que Jeanne d’Arc vint assister à un Te Deum d’action de grâce après la levée du siège en 1429 — un épisode que les vitraux du XIXe siècle ont choisi de commémorer près de quatre cents ans plus tard.